Disons-le franchement, on est toutes et tous obnubilés par nos corps et d’autant plus ces deux derniers mois que nous louchons sur ces quelques kilos superflus qu’on s’est laissé le temps de prendre cet hiver. Et qu’il serait temps de perdre, en toute urgence avant d’aller nous dandiner en maillots et tenues légères sur la plage ou au coin d’une terrasse. Qu’il serait temps de perdre ou qu’on nous dit qu’il serait bon de perdre ?

Bedaines pour les uns, culotte de cheval, brioche ou salière pour les autres, nous sommes reines et rois pour affubler nos corps de tous ces petits mots presque doux et savoureux mais qui ne sont rien de moins qu’un sabotage de soi à soi. Une sorte de body-shaming général dans cette course effrénée au corps parfait. Une course à la perfection plutôt en désaccord avec une société qui nous invite à l’individualité, à l’originalité, à l’expression personnelle. Un jeu dans lequel nous entrons tous à notre façon.

En fait, tout réside dans un changement de perspective, et d’énergie ! Plutôt que de nous démener vers ce « vouloir être un objet de désir », pensons plutôt concret, pensons, « sujet désirant ». Pour cela, une question primordiale à se poser de toute urgence ! Qu’est-ce qui me fait vraiment plaisir ? De là, prévoyez une entrée fracassante dans le Summer Mind. À nous l’esprit taquin de l’été, à nous cette envie de nous ouvrir sur le monde et aux autres. L’idée est de suivre le flow de la nature qui s’ouvre aux beaux jours et fleurit à tout-va. Car l’été, pris sous un angle plus métaphorique et littéraire, c’est aussi une période de maturité. Une période qui invite à vivre et expérimenter, et donc apprendre à se connaître. L’été est une période propice à prendre sa curiosité sous le bras et à découvrir, à vivre et à sentir. L’été nous invite à ouvrir notre conscience et à ÊTRE, être un sujet qui peut, qui veut, et qui ressent.

Le secret est dans ce mot, SENTIR : le Summer Mind c’est l’appel éminemment urgent à nous reconnecter à nos sensations. Même pour ceux qui ne partiront pas en vacances, ou trop peu ! L’idée est ici de retrouver un plaisir extrêmement simple mais qu’on oublie trop vite, celui d’exister. Comment sentir ce plaisir d’exister ? À partir des sensations pures simples et directes. Celle de l’odeur du pain grillé le matin, d’une expo qu’on veut voir depuis longtemps et qu’on prend le temps de découvrir, d’un vêtement doux qui caresse la peau, du goût intense d’un légume de saison, d’un verre de rosé glacé après une journée de boulot.
Connexion. Ouverture de nos sens et connexion avec notre corps, au lieu de lui imposer des règles et des coups. L’idée est de redonner de la sensualité à des gestes quotidiens, parfois presque banals, tels que passer une éponge humide sur sa peau, croquer dans une pomme, ou seulement se retrouver entre potes sur une terrasse blindée de regards et de rires. Et laisser notre corps vivre, en se souvenant que le corps parfait n’existe pas. Souvenons-nous aussi que cette sublimation d’un corps idéalisé augmente notre rupture avec la nature, et c’est bien dommage. Car si nous sommes capables d’apprécier toute la beauté d’un arbre tortueux et d’aimer chacune de ses originalités, pourquoi ne pourrions-nous pas en faire autant avec nos corps ? Connexion donc, connexion à la nature à travers nos corps en acceptant leurs différences, leurs expressions propres.

Et pour en revenir à nos graisses chéries et aux moutons que nous sommes, addicts de la minceur. La solution ? Ne soyons pas hypocrites, perdre ces deux kilos ne nous fera pas de mal, si et seulement si cela nous fait nous sentir mieux, si cela va avec prendre soin de soi, se faire confiance, se faire plaisir, et surtout, surtout, s’entourer d’un entourage bienveillant qui une fois notre maillot enfilé et les pieds dans l’eau, nous fera oublier ce petit kilo qui a l’air d’être plutôt bien là où il est, et qui surtout, ne nous fera pas culpabiliser de reprendre illico des formes un peu plus rondes mais tout aussi belles, à force d’apéros et pourquoi pas de quelques glaces bien méritées !

 

Souvenez-vous, #doingiscool, et ça commence par soi.

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